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Morondava : Aménagement intégré du littoral

Le 30/08/2017 0

Morondava : Le projet d’aménagement du littoral de la ville commence à se faire plus concret.

L'aménagement du littoral, un outil d'adaptation au changement climatique

Le projet d’aménagement du littoral de la ville commence à se faire plus concret. Les promoteurs du programme, la Commune urbaine de Morondava et la Région Réunion, ont installé ce 2 août, les outils de gouvernance du projet :

Le comité de pilotage et comité scientifique et technique, en présence des représentants de l’Etat, de la société civile et d’experts notamment scientifiques, ainsi que des chefs fonkontany directement concernés par le projet (Avaradrova, Sanfil, Morondava-centre et Nosy kely.  

Comite de pilotage projet littoral morondava 1Le comité de pilotage

Comite scientifique et technique morondavaLe comité scientifique et technique

Remi belon et pierre tessierRémi BELON et Pierre TESSIER de la délégation Région Réunion

L’aménagement intégré du littoral est considéré comme un outil d’adaptation au changement climatique. Dans le cas de Morondava, il consiste à  intervenir sur deux fronts complémentaires et indissociables : 

  • Agir sur le littoral en re-végétalisant la côte pour opposer une résistance au vent et fixer le sable des dunes. 
  • Remettre en état par curage et faucardage le réseau hydrographique du bassin versant amont, lequel joue un rôle de stabilisateur côtier.

L’objectif vise à renforcer les protections naturelles contre les cyclones et la submersion marine ; à freiner l’érosion côtière et éviter les inondations lors des aléas climatiques ; à préserver et conserver les parties les plus vulnérables du littoral, la biodiversité ainsi que les potentiels biologiques marins et côtiers.

Protéger la ville de l’érosion côtière et de la submersion marine, un enjeu vital pour le territoire

Morondava est physiquement implantée sur une zone deltaïque correspondant à un ancien exutoire du fleuve à qui la ville doit son nom, dont les deux bras Nord et Sud sont distantes l’une de l’autre d’une dizaine de km. La Morondava est l’un des plus grands fleuves de l’Ouest du pays. Elle étreint de ses deux bras la ville avant que leurs embouchures ne se jettent dans le Canal du Mozambique, non sans avoir favorisé la création de forêts de mangroves. 

Si ses deux « membres » jouent un rôle essentiel dans la mise en valeur de la plaine agricole de Morondava, ils assurent par ailleurs les fonctions vitales de producteur et transporteur de matériaux sédimentaires vers et sur la zone côtière. 

L’équilibre entre ces deux bras, Nord et Sud, est entretenu par des facteurs d’ordre naturels dont le premier, à caractère systématique, est la capture de l’une des deux rivières, associée aux effets de la houle et des courants littoraux ; le second, aléatoire, est la mise en charge de la nappe phréatique, liée aux années de forte pluviométrie et autres aléas climatiques (cyclones, sécheresse.)... Mais est également dû à des causes liées à l’action de l’homme sur le milieu : aménagements divers du bassin versant, déforestation, urbanisation, développement du tourisme balnéaire...En sachant que ces dernières pèsent de plus en plus lourd dans la balance écologique et environnementale. 

Morondava amenagement du littoral 2017

Morondava amenagement du littoral

Morondava erosion marine 1

Ainsi, il « suffit » d’un aléa climatique lourd (cyclones fréquents, fortes marées, pluies...) pour que le débit du bras Nord de la Morondava soit capté par le bras Sud pour laisser ce dernier complètement à sec. Conséquences : plus d’eau douce d’irrigation pour les cultures du delta, diminution du débit des puits, augmentation de la salinité et de la pollution... 

Fragilité des écosystèmes

S’agissant des équilibres sédimentaires littoraux, ils sont rompus : l’insuffisance de matériaux prend le dessus sur l’alimentation engendrant un phénomène alternatif d’érosion marine et d’aspiration sur le secteur côtier. Le devenir de Morondava est donc étroitement lié, pour ne pas dire suspendu, au débit du fleuve.

Une étude de 2010, menée par la Commission de l’Océan Indien (COI), dans le cadre du projet Acclimate, lequel vise une stratégie régionale pour l’adaptation au changement climatique, signale « une vitesse moyenne de recul du trait de côte de 4 m/an» pour Morondava. A ce rythme, la partie érodée est estimée à 2 m de profondeur et 3 km. Toutefois des mesures d’adaptations permettant de réduire voire d’éviter la destruction du littoral sont préconisées, à travers la mise en œuvre d’une politique cohérente intégrée de protection de la zone côtière ; une meilleure gestion de prévention des risques et des catastrophes ; une gestion du plan d’occupation des sols et du foncier… »

 

MUNICIPALITE PROJET PALM

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